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L’Etna
28/09 : San Marco – Linguaglossa – Piano Provenzana
29/09 : Piano Provenzana – sommet Etna – Acireale
Le sommet phare de la Sicile, LE volcan européen, l’Etna, on ne pouvait pas le rater ! C’est même pour ça qu’on a choisi de partir avec les VTT, puisqu’on est bien décidé à y monter sur nos vélos. Mais ça il ne faut surtout pas en parler à un sicilien, qui considère que c’est absolument impossible. Pour un sicilien, l’Etna c’est un accès par le Sud, pour un forfait de 48€, avec le bus jusqu’au pied du téléphérique, le téléphérique, et le ‘bus 4*4’ pour finir. Pour les plus aventureux, ça peut se tenter par le Nord ... en ‘bus 4*4’ !
28/09 - L'approche
Nous avons donc évidemment choisi le Nord ... mais sans 4*4, juste avec les VTT. La première journée consiste, à partir de la mer (et après une baignade !), à rejoindre l’ancienne station de ski de Piano Provenzana, à 1800m d’altitude, par la route de Linguaglossa. Le début de la montée est difficile, car trop de circulation, mais à partir de Linguaglossa il n’y a plus personne, on peut donc rouler tranquillement dans les forêts de pins, de châtaigniers et de chênes. A 1500m, on sort de la forêt ... et le sommet de l’Etna apparaît. La fin est bien bien raide pour arriver à Piano Provenzana. Cette ancienne station de ski a été ravagée par une coulée de lave en 1992, mais la route a été depuis reconstruite, et apparemment les remontées mécaniques sont elles aussi en cours de recontruction. On s’installe dans un petit coin discret, au milieu des pins ... Tellement discret, que 10 minutes après avoir monté la tente, les gardes forestiers débarquent !! Mais le camping est autorisé, et on en profite pour récupérer des informations sur le départ de la piste, auprès d’un des gardes qui parle français. Un beau coucher de soleil, un apéro, un risotto, et on va dormir, car demain lever de bonne heure !
28/09 - L'ascension finale
Le lever est difficile, il fait encore nuit dehors (6H00) ... Mais dès qu’on aperçoit les couleurs orangées du lever de soleil, pas d’hésitation, on se précipite sur les vélos (6H45) ! Evidemment, nous avons laissé les sacoches dans la tente, pour faire l'ascension le plus light possible. On commence par monter ‘dré le pentu’, sur les pistes de ski indiquées par les gardes forestiers, ça met directement dans le bain.
Heureusement on récupère ensuite une piste plus propre et moins raide. Le soleil est bien là, on a la vue sur la mer tout en bas très loin, et le paysage est de plus en plus désertique et noir. On sort les gore-tex, plus on monte, plus le vent souffle ...Vers 3000m, on abandonne nos vélos sur le bord du chemin, pour finir à pied dans le sable cenfré noir. On a vraiment l’impression d’être sur la lune : on a croisé en tout et pour tout sur la face Nord une jeep d’anglais (toujours les premiers sur la lune ces anglo-saxons !), et c’est tout, on est seuls au monde ! Ah non, j’oubliais, car je ne savais pas : la lune est peuplée ... de coccinelles !! Si si, pas des bleues, des oranges-rouges, qui envahissent le sol, et colorent légèrement ce chaos de pierres noires !
La promenade entre les cratères est une chouette expérience : on se promène sur un terrain de cailloux de toutes les couleurs : du blanc, du jaune, du rouge, du noir, avec de la fumée qui sort un peu partout autour de nous (comme ils font les magiciens à la télévision !).
Héhéhéhé, on l’aura gravi cet Etna en VTT, et en plus on aura eu une top météo, ce qui n’était pas gagné d’avance ! Et par la même occasion, on ne vous aura pas donné un sou, les excursions en jeep et en quad, les téléphériques et ‘refuges’, on n’a pas besoin de vous !! (Euh sauf le gentil petit monsieur du refuge Brunek qui nous a donné plein d’explications et nous a vendu quelques bouteilles d’eau, car après il n’y a plus rien ...)
La descente est vite réglée, c’est tranquille en VTT sur cette piste, ça permet de profiter du paysage qui s’étend devant nous, majestueux.
A Piano Provenzana on récupère juste la tente (que des abrutis se sont amusés à détériorer en coupant les ficelles, mais sinon rien n’a été volé, ouf !), les sacoches, et on reprend la route : c’est pas le tout mais on a un impératif ‘baignade’ au réveil de demain matin nous !
La route qui longe l’Etna à l’Est est jolie, elle descend ! Mais en plus elle traverse des forêts de pins et de chênes. On confirme que la terre de l’Etna est bien fertile !
Comme d’habitude, on ne trouve pas le camping du Lonely Planet, mais on en trouve un plus loin, dans un endroit bien agréable. Et le top (et oui, en camping on se contente de peu et se réjouit de tout !) c’est la table et les chaises en plastique pour l’apéro, la bougie sur la table, et des arbres pour étendre le linge ! Bien belle (et bien longue) journée, dans un cadre splendide, alternant un paysage très noir et aride, et des forêts bien vertes et feuillues !
Un autre compte-rendu de l'ascension de l'Etna sur GrenobleVTT.com




















